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C’est devant une salle attentive de 75 personnes, dont près de 50 délégués, que quatre conférenciers ainsi qu’un panel se sont exprimés sur « Le développement et la valorisation de l’agriculture nordique », lors de notre 48e assemblée générale annuelle, le 18 novembre. La bonne participation démontre l’intérêt qu’ont nos agriculteurs, agricultrices et les intervenants pour l’avenir de l’agriculture.

À cette occasion, j’ai partagé mes préoccupations quant à l’avenir du modèle agricole d’habitation du territoire qui fait face à de nombreux défis. J’ai parlé de l’importance que le gouvernement mette en place un environnement d’affaires favorable pour soutenir les entrepreneurs agricoles afin qu’ils habitent et dynamisent leur milieu. Les présentations de Charles-Félix Ross, directeur général de la Confédération de l’UPA, ainsi que Pierre Lemieux, premier vice-président général de la Confédération de l’UPA, sont venus confirmer le désengagement actuel de l’État et son manque de vision pour l’agriculture et l’agroalimentaire. D’un autre côté, les présentations qui touchaient le développement du bœuf dans le nord de l’Ontario et la vision du gouvernement ontarien pour l’agriculture dans le nord sont la preuve que lorsqu’un gouvernement croit en l’agriculture, et bien, elle se développe!

Il se dégage de la rencontre que le contexte n’est pas facile et que malgré les nombreux défis, la région possède un potentiel énorme de développement. Les participants ont pu exprimer des idées pour développer et valoriser tout ce potentiel grâce à un atelier de discussion. La fédération régionale repartira avec ce baluchon d’idées pour enclencher des représentations et des actions qui assureront le développement et la valorisation de notre agriculture d’habitation du territoire.

Ce qu’on demande est légitime!

  • De conserver un modèle agricole d’habitation du territoire en Abitibi-Témiscamingue.
  • De développer notre secteur selon ce modèle afin qu’il continue de générer des retombées écono¬miques et sociales importantes en région.
  • De vouloir se concerter pour y parvenir.

Il est tout aussi légitime de demander à l’État de soutenir les risques agricoles, que ce soit par de la règlementation ou par de l’aide directe, répondant à nos besoins. Il est légitime de demander des outils pour nous développer comme d’autres secteurs économiques ont besoin d’outils particuliers pour le faire. Pensons à l’aluminerie qui bénéficie de rabais d’électricité ou les nouveaux médias qui bénéficient de rabais d’impôt ou encore à l’aéronautique qui est soutenue par des aides directes. Le tout, pour maintenir des emplois au Québec, surtout dans les grands centres, disons-le. L’agriculture a des retombées partout au Québec, dans les villages et les petites communautés. Son rôle est majeur pour une région comme la nôtre. C’est donc légitime pour les agriculteurs et agricultrices, mais aussi pour la région.

Qu’est-ce que le gouvernement attend pour y croire et être partenaire, avec nous, de ce développement grâce à des outils performants et adaptés? Le ministre de l’AGRICULTURE, Pierre Paradis, prendra-t-il enfin ses responsabilités au sérieux, lui qui est à la tête du ministère chargé du plus grand secteur primaire au Québec sur le plan des emplois et des retombées économiques? Il est temps d’agir! En tout cas, tel que je l’ai mentionné lors de mon discours à l’assemblée, soyez assuré d’une chose, c’est qu’ensemble, on ne lâchera pas! Avec le groupe d’élus et d’employés, avec les acteurs des milieux locaux et régional, avec vous, producteurs et productrices agricoles, nous serons encore plus déterminés et solidaires que jamais, à développer et à valoriser l’agriculture de l’Abitibi-Témiscamingue, l’agriculture nordique. Même si le contexte est difficile, ensemble, nous réussirons!

Sylvain Vachon, président