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À la suite de près de deux ans de travail de l’UPA, avec divers collaborateurs, le Programme de soutien au drainage des terres de l’Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec, était annoncé par le MAPAQ en février 2013 et mis en œuvre entre 2013 et 2016. L’idée d’un tel programme est née d’une volonté des agriculteurs et agricultrices de notre région de travailler à améliorer leur productivité et, dans un objectif de rattrapage par rapport à la moyenne des régions du Québec pour le taux de drainage souterrain.

Un second programme a été mis en place pour la période de 2016 à 2019, mais cette fois pour soutenir le drainage et le chaulage des terres et il a été étendu aux régions du Bas-Saint-Laurent et du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Un montant d’un million de dollars par année était alors disponible pour notre région. Cependant, malgré les efforts de promotion déployée par la Fédération et par divers intervenants, pour la première année du nouveau programme, plus de 400 000 $ n’ont pas été utilisés.

Ces programmes ont permis un accroissement du taux moyen de drainage, mais notre région demeure tout de même largement sous la moyenne provinciale. En effet, notre taux moyen de drainage, selon les données disponibles, est de moins de 20 % comparativement à une moyenne provinciale de plus de 50 %. Force est de constater que les résultats visés au départ qui consistaient en un rattrapage ne sont pas encore atteints.

En décembre dernier, nous avons donc exprimé les besoins suivants dans une lettre au MAPAQ :

  • de conserver pour l’Abitibi-Témiscamingue Nord-du-Québec les sommes non utilisées au budget 2016-2017 et de les reporter aux deux prochaines années du programme;
  • de retirer l’arrimage avec le Programme régional d’adaptation et de développement de l’agriculture (PRADA), la Stratégie de soutien à l’adaptation des entreprises agricoles et le programme de drainage 2013-2016 pour permettre à toutes les entreprises de notre région d’utiliser le programme et de les soutenir dans leurs investissements;
  • dans le volet du chaulage, en Abitibi-Témiscamingue Nord-du-Québec, que les coûts de transport soient assumés à 100 % par le programme afin d’atteindre une plus grande équité avec les autres régions qui ont accès au programme.

Dans sa réponse du 26 avril, le ministère nous a informés qu’il ne pouvait donner suite à nos deux premières demandes et qu’en ce qui concerne l’aide au chaulage, des vérifications sont faites afin d’étudier les alternatives. Loin de nous satisfaire, nous avons répondu au ministère en réitérant les objectifs de départ de ce projet et notre argumentaire.

Lors du dépôt du budget du Québec en mars dernier, le gouvernement a annoncé l’élargissement de ce nouveau programme à 34 nouvelles MRC ainsi qu’un apport budgétaire supplémentaire, de deux millions de dollars annuellement, pour deux ans.

On ne peut que saluer le fait que d’autres agriculteurs puissent profiter d’un tel programme. Par contre, on ne peut accepter que notre région perde des sommes qui lui étaient initialement réservées pour répondre à la demande de ces nouvelles régions, parce que les budgets sont limités!

Soyez donc assuré que l’UPA régionale travaille fort pour que le million de dollars par année qui nous a été attribué soit investi en Abitibi-Témiscamingue. Nous continuerons de mobiliser les acteurs de la région derrière cet objectif dans un but commun de développer du dynamisme partout sur le territoire et de créer une richesse collective en Abitibi-Témiscamingue!

Sylvain Vachon, président