http://www.abitibi-temiscamingue.upa.qc.ca

L’agriculture en Abitibi-Témiscamingue est à la croisée des chemins. D’un point de vue géographique et stratégique, la région est très bien positionnée pour répondre aux défis alimentaires qui se dresseront dans les prochaines années. L’Abitibi-Témiscamingue possède un potentiel de croissance agroalimentaire qui est rare, voire unique, dans le monde. Avec une réserve de terres arables nombreuses, abordables et productives, nous avons tout pour faire des envieux, alors qu’à plusieurs endroits sur la planète, la production alimentaire stagne pendant que la population augmente.

Or, malgré cet immense potentiel, le nombre de fermes dans la région décroît depuis plusieurs années. Même si de nombreux jeunes et dynamiques producteurs se sont lancés en agriculture depuis quelques années, il demeure que plusieurs producteurs ne trouvent toujours pas de relève. L’âge moyen des producteurs dépasse 50 ans.

Paradoxalement, nous sentons un intérêt croissant pour un retour à la terre chez les jeunes. Mais pour plusieurs, l’agriculture ne demeurera qu’un rêve en raison du manque d’aide au démarrage. À long terme, une telle situation n’est pas viable. Pour développer la région, dynamiser les villages et tendre vers l’autonomie alimentaire, il faudra permettre à plus de gens de s’intéresser à l’agriculture et à en faire leur métier grâce à des structures de financement adaptées. Pour y arriver, il faudra une vision à long terme, l’implication des gouvernements supérieurs et des MRC de la région.

Au début de la pandémie de la COVID-19, le gouvernement du Québec a brièvement parlé d’autonomie alimentaire et de développer des circuits courts pour nourrir les Québécois. Mais, depuis cette annonce, l’aide pour atteindre ces objectifs louables, et partagés par l’UPA, se fait malheureusement toujours attendre.

La Fédération de l’UPA d’Abitibi-Témiscamingue œuvre sans relâche pour faire du nord-ouest du Québec une région agricole majeure, car son potentiel est bien documenté. Il ne faudrait pas que d’autres s’accaparent de ce potentiel nourricier, car nous n’avons pas su réagir à temps.

L’Union des producteurs agricoles continuera son travail pour supporter et défendre les producteurs de la région qui nourrissent le Québec.

Pascal Rheault, président