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Originaires de la Hollande, les grands-parents de Jean-Philippe Tenhave ont immigré au Québec en 1952.

Quand ils sont arrivés dans la région en 1957, le bois couvrait la grandeur du territoire. Ils devaient vraiment partir de zéro. Le défrichage a suivi, de même que la construction des premiers bâtiments et le début du troupeau laitier. Au départ, pour joindre les deux bouts, en plus de travailler sur la ferme avec sa conjointe, le grand-père de Jean-Philippe travaillait à la mine.

Le père de Jean-Philippe, Paul Tenhave, a repris l’entreprise avec son frère, en 1994. Mais, en 2002, les deux frères ont pris leur propre chemin, divisant le quota et le troupeau en deux. Les parents de Jean-Philippe ont alors repris les rênes de l’entreprise familiale. Jean-Philippe a rejoint ses parents sur la ferme en 2010, une fois ses études à l’ITA terminées.

Une de ses grandes fiertés est de faire perdurer l’entreprise familiale. Il cherche toujours à s’améliorer et trouver de nouvelles façons de faire, par exemple le maïs ensilage, idée du grand-père maternel, qui était aussi agriculteur, semblait bien « flyée » au début. N’empêche, ils l’ont essayé et ce fut un franc succès. Un aspect assez innovant à l’époque, en Abitibi.

Implication
Aussi loin qu’il se souvienne, Jean-Philippe a toujours vu ses parents s’impliquer, que ce soit aux niveaux agricole, communautaire et même scolaire quand les enfants étaient plus jeunes. Il considère qu’il a été sensibilisé jeune à l’importance d’élever sa voix pour défendre les acquis des producteurs agricoles et aider ces derniers à s’améliorer.

C’est pourquoi il a toujours été évident pour lui qu’il allait s’impliquer. Un aspect qui facilite son implication est que toute la famille le fait également. Quand un membre de la famille doit quitter pour une rencontre par exemple, il sait que les trois autres sont présents pour l’entreprise. Il y a une belle compréhension avec ses parents et sa conjointe, Lisanne Lalancette, qui siège elle aussi à la relève agricole, à son syndicat local et au sein du comité des agricultrices.

Une question d’équilibre
Pour Jean-Philippe, il est normal d’allouer de longues heures au travail d’agriculteur, mais c’est important de ne pas toujours faire de la ferme la priorité absolue. C’est bon de sortir de la ferme pour avoir d’autres discussions et ne pas rester juste le nez dans ses affaires. Les échanges avec les autres, qu’elles soient agricoles ou non, apportent leur lot de réflexions et d’interrogations. Que ce soit l’agriculture, l’implication ou la vie personnelle, il est important de prendre son temps pour chaque chose et être présent à 100 %.