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Rouyn-Noranda, le 27 novembre 2018 – C’est sous le thème « 50 ans d’Union et de fiers bâtisseurs » que se réunissent aujourd’hui les productrices et producteurs agricoles dans le cadre de la 50e assemblée générale annuelle de la Fédération de l’UPA d’Abitibi-Témiscamingue. En présence de Marcel Groleau, président général de l’UPA, et de Pascal Rheault, président de la Fédération, ils prendront connaissance du rapport des activités de la dernière année et échangeront sur les dossiers d’actualités qui les touchent.

En octobre et novembre, la fédération régionale a rencontré près de 85 agriculteurs et agricultrices dans les assemblées générales annuelles de ses syndicats locaux. À cette occasion, elle a discuté des dossiers agricoles d’actualité avec les membres. Les principaux défis et préoccupations concernaient :

  • l’application de la Loi sur la conservation des milieux humides et hydriques;
  • le programme d’assurance récolte;
  • l’adaptation des programmes de gestion des risques aux réalités régionales;
  • l’accaparement des terres et l’accès au foncier agricole;
  • les récents accords sur le commerce;
  • le reboisement ou la remise en culture des friches agricoles;
  • l’étiquetage et la promotion des produits canadiens, québécois et locaux;
  • la santé psychologique des agriculteurs et agricultrices.

La Fédération effectuera des suivis et des représentations sur ces différents enjeux dans la prochaine année. Entre autres, la bonification des programmes de gestions des risques et la Loi concernant la conservation des milieux humides et hydriques seront discutées avec la nouvelle députation régionale.

Depuis deux ans la Fédération réclame des programmes de gestions des risques adaptés aux réalités de l’Abitibi-Témiscamingue afin de ralentir la perte de fermes. Pascal Rheault explique que « Nos entreprises ont des contraintes particulières en raison du climat et de l’éloignement des marchés. Les coûts de ces contraintes ne sont pas pris en compte dans les programmes actuels. C’est pourquoi nous demandons un programme complémentaire évalué à deux millions de dollars annuellement, pour notre région. Cette demande est appuyée par la Confédération de l’UPA. Selon nous, cette mesure est la clef pour redonner confiance aux agricultrices et agriculteurs et elle comporte plusieurs bénéfices ».

Toujours selon Pascal Rheault, « La loi sur les milieux humides et hydriques crée beaucoup de préoccupations chez nos agriculteurs. Les montants de contributions envisagées sont exorbitants comparativement aux revenus générés par les activités agricoles. En région, 44 % des entreprises agricoles ont un revenu agricole brut inférieur à 50 000 $ par année. Elles ne peuvent payer une compensation débutant à 32 500 $ l’hectare pour remettre en culture une friche devenue humide. Actuellement, cette réglementation est l’équivalent d’un moratoire sur le développement. Selon nous, certaines activités agricoles devraient être exemptées du versement d’une compensation financière compte tenu de leur caractère réversible et du faible risque qu’elles représentent. »

Exceptionnellement cette année, l’assemblée se tiendra dans une formule très raccourcie de 10 h à 11 h 45, afin de laisser place à un banquet anniversaire « 50 ans d’Union et de fiers bâtisseurs» ‎Nous sou­haitons souligner le fait qu’il y a 50 ans, en 1968, l’Union catholique des cultivateurs (U.C.C.) du Témiscamingue et l’U.C.C. du diocèse d’Amos fusionnaient pour former la Fédération de l’U.C.C. du Nord-Ouest qui prendra, en 1976, le nom de la Fédération de l’UPA d’Abitibi-Témiscamingue.

Pour les dirigeants de la Fédération, ce sera l’occasion de partager les événements historiques de l’UPA, de mettre en valeur les humains qui se sont impliqués, le travail réalisé et les collaborations qui ont permis de faire avancer des dossiers régionaux. Cet événement d’envergure permettra de valoriser les bâtisseurs du syndicalisme agricole en région et de s’accorder un temps pour observer le travail accompli et regarder vers l’avenir.

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Source : Martine Delage, directrice régionale