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Négociations du Partenariat transpacifique (PTP)

Rouyn-Noranda, 16 juin 2015 – Lors d’un point de presse, le député de l’Abitibi-Ouest, M. François Gendron, le président de la fédération régionale de l’UPA, M. Sylvain Vachon, le président des Producteurs de lait d’Abitibi-Témiscamingue, M. Gabriel Rancourt, le président de la Coop Val-Nord, M. Pierre Beaudoin ainsi que la copropriétaire de la fromagerie Le Fromage au village, Mme Hélène Lessard étaient réunis pour demander au gouvernement fédéral d’obtenir les conditions nécessaires au maintien intégral de la gestion de l’offre dans un éventuel accord du PTP.
Le député, M. Gendron, souligne « C’est une évidence que nous pouvons compter sur une formule profitable qui a fait ses preuves. La gestion de l’offre procure de nombreux avantages aux intervenants concernés. Ce mécanisme doit être préservé si nous voulons maintenir une stabilité des activités agricoles et une qualité des produits consommés qui satisfait tout le monde. »

« Le gouvernement a déjà fait une brèche dans la gestion de l’offre en concédant un accès supplémentaire de 17 000 tonnes de fromages fins lors de l’accord Canada-Europe. Les productions sous gestion de l’offre contribuent grandement à l’apport économique d’une région comme la nôtre. De nouvelles concessions d’accès au marché auront d’importantes répercussions sur les entreprises agricoles et, par conséquent, sur les retombées économiques régionales » affirme M. Rancourt, président des Producteurs de lait d’Abitibi-Témiscamingue.

Pour le président de la Coop Val-Nord, M. Beaudoin, « La gestion de l’offre est vitale pour la stabilité des activités et des services des entreprises comme la nôtre. À l’heure des restructurations et des fusions, nous devons impérativement conserver un seuil critique de fermes en région pour pouvoir desservir adéquatement nos clients. Pour nous, la Coop Val-Nord, le maintien de la gestion de l’offre dans son intégralité est primordial pour assurer un niveau de services adéquat à la grandeur du territoire. »

« La gestion de l’offre est un outil extraordinaire pour les transformateurs! Il facilite nos processus d’affaires et nous permet d’être concurrentiels. Entre autres, sa structure nous permet d’assurer un approvisionnement de qualité, constant et prévisible, tant au niveau des prix que des quantités. C’est un mécanisme qui a fait ses preuves au fil des ans. Nous nous devons de le conserver dans son intégralité » soutient Mme Lessard, copropriétaire de la fromagerie Le Fromage au village.

« En région, nous sommes forts et unis pour l’économie de la ruralité, nous sommes forts et unis pour notre agriculture, pour nos emplois et pour des produits d’ici. Nous savons que si nous parvenons à produire du lait et des œufs de qualité et à être concurrentiels malgré les distances et le climat, c’est grâce à cette commercialisation ordonnée. On ne saurait imaginer un système aussi efficace, équitable, durable et rentable pour toutes les régions du Québec, dont l’Abitibi-Témiscamingue. En région, ce sont 25 % des entreprises agricoles qui vivent de productions sous gestion de l’offre. Ce sont 132 fermes laitières qui ont une valeur de production de 40,6 millions de dollars et qui créent plus de 650 emplois directs et indirects. Ce sont aussi trois usines de transformation qui procurent 69,5 millions de dollars en retombées économiques et soutiennent 545 emplois directs et indirects. Voilà pourquoi la région est forte et unie pour la gestion de l’offre » affirme M. Vachon, président de la fédération régionale de l’UPA.

La gestion de l’offre est le moyen par lequel les productrices et producteurs de lait, de poulets, de dindons, d’œufs de consommation et d’œufs d’incubation établissent le meilleur équilibre possible entre l’offre et la demande de leurs produits au Québec et au Canada. Les productrices et producteurs ne produisent ainsi que les volumes nécessaires pour répondre adéquatement aux besoins des consommateurs d’ici et évitent la production de surplus qui devraient être écoulés à perte. Les agricultrices et agriculteurs canadiens sous gestion de l’offre comptent entièrement sur le prix du marché et ne reçoivent aucune subvention gouvernementale pour soutenir leurs revenus. Ils ont besoin que le marché canadien soit protégé pour éviter que les pays exportateurs, qui subventionnent lourdement leurs productrices et producteurs ou qui jouissent de conditions climatiques impossibles à concurrencer, de règles moins exigeantes et d’une main-d’œuvre bon marché, ne viennent envahir leur marché.

La négociation multilatérale de libre-échange du PTP, dans laquelle le Canada est activement engagé depuis 2012, pourrait être conclue très prochainement. Bien que le gouvernement fédéral se soit engagé, à répétition, à défendre la gestion de l’offre dans toutes les négociations commerciales, les producteurs de lait, d’œufs et de volailles sont très inquiets qu’il accepte de nouvelles concessions qui conduisent à son démantèlement. La pression exercée sur le Canada pour qu’il accepte d’ouvrir ses marchés sous gestion de l’offre est très forte. Sachant que les États-Unis, la Nouvelle-Zélande et l’Australie récla¬ment une libéralisation complète des marchés agricoles dans cette négociation, le niveau d’inquiétude des productrices et producteurs est très élevé.

Afin de démontrer que les productrices et producteurs, leurs organisations et leurs partenaires, sont tous unis et mobilisés pour la gestion de l’offre, une campagne d’affichage de la Coalition GO5 bat son plein à la grandeur de la province. Aujourd’hui, nous lançons le volet régional de cette campagne d’affichage. Pour plus d’information, consultez le microsite internet www.fortsetunis.ca

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Source et information :
Mariève Migneault, B.A.A.
Responsable de la vie syndicale et des communications
Fédération de l’UPA d’Abitibi-Témiscamingue
819 762-0833, poste 316