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Rouyn-Noranda, le 19 mars 2018 – La Fédération de l’UPA d’Abitibi-Témiscamingue intervient aujourd’hui auprès de l’adjoint à la ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC), M. Jean Habel, concernant la définition et les compensations pour les milieux humides et hydriques. Elle appuie ainsi la Conférence des préfets de l’Abitibi-Témiscamingue (CPAT) qui sonne l’alarme sur les impacts sociaux et économiques advenant le maintien des modalités législatives actuelles.

« L’importance écologique des milieux humides et hydriques fait l’unanimité, de même que la nécessité d’en assurer la protection. L’adoption de cette loi comporte des enjeux majeurs pour l’agriculture et pour le développement régional qui doivent être étudiés en tenant compte des particularités territoriales. » indique M. Pascal Rheault, président de la Fédération de l’UPA d’Abitibi-Témiscamingue.

Dépendamment des MRC de la région, le pourcentage du territoire occupé par des milieux humides est de 12,2 % à 44,1 %, alors que celui des basses-terres du Saint-Laurent est de 9,5 %. Nous comprenons alors que l’impact de la loi n’est pas égal partout et qu’il risque de mettre un frein aux opportunités de développement (agricole, résidentiel, forestier, etc.) sur une bonne partie du territoire de la région. « Puisque la situation de l’Abitibi-Témiscamingue est particulière, nous croyons qu’il est essentiel d’obtenir une réglementation adaptée aux réalités régionales qui sera équilibrée aux points de vue environnemental, économique et social » ajoute M. Rheault.

Selon l’UPA, les activités agricoles et sylvicoles devraient être exemptées du versement d’une compensation financière comme condition autorisant une intervention dans un milieu humide, compte tenu de leur caractère réversible et du faible risque qu’elles représentent. Pour la région, les compensations financières devraient être ajustées selon la valeur écologique du milieu humide. De plus, si certains milieux de grande valeur écologique doivent être protégés de toute intervention au bénéfice de la société, nous devons en être collectivement responsables et le démontrer en nous partageant les coûts.

« Nous sommes prêts à faire valoir les intérêts de l’agriculture et de la région en collaboration avec la CPAT » conclut M. Rheault.

 

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Source : Anne-Marie Trépanier, responsable des communications et de la vie syndicale

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