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Rouyn-Noranda, 24 mars 2017 – C’est d’une seule et même voix que les cinq municipalités régionales de comté (MRC) et les Chambres de commerce de l’Abitibi-Témiscamingue appuient les demandes de l’Union des producteurs agricoles (UPA) dans le cadre du prochain budget provincial. La région appuie les producteurs et productrices agricoles dans leur volonté de contribuer encore davantage à l’économie, à la vitalité sociale et au dynamisme de notre territoire. Pour atteindre ensemble cet objectif, ils demandent d’obtenir l’application des recommandations du Groupe de travail sur la sécurité du revenu en agriculture, plus particulièrement, la mise en place de mesures de soutien spécifiques pour l’agriculture de l’Abitibi-Témiscamingue.

Une vision commune

« Si nous regardons les données actuelles, nous sommes particulièrement préoccupés par la diminution importante du nombre de fermes sur le territoire, qui est quatre fois plus rapide qu’ailleurs au Québec. Cette décroissance plus marquée s’explique par le fait qu’en plus des risques habituels auxquels fait face l’agriculture, il faut ajouter des particularités régionales comme notre situation nordique, l’éloignement des marchés et un potentiel de diversification des cultures plus limité. Cependant, le potentiel de développement agricole régional est immense, et nous ne sommes pas les seuls à le voir », nous indique monsieur Sylvain Vachon, président de la Fédération de l’UPA d’Abitibi-Témiscamingue.

« Pour nous, les MRC, l’agriculture régionale est d’une très grande importance et toutes les actions entreprises par nos différents comtés, comme la création de nombreux plans de développement de la zone agricole (PDZA), le démontrent », nous explique monsieur Mario Provencher, représentant des préfets de l’Abitibi-Témiscamingue. « Les producteurs et productrices agricoles contribuent à la vitalité sociale et économique de leur MRC en s’impliquant directement dans leur collectivité, en effectuant des investissements, en payant leurs taxes ici, en plus de vivre avec leur famille sur le territoire », indique-t-il. « Nous sommes également préoccupés par la décroissance actuelle du secteur et c’est pourquoi nous croyons qu’il est essentiel de mettre en place des mesures de soutien du revenu agricole spécifiques pour notre région afin de renverser la tendance », conclut-il.

« Les données actuelles de l’Observatoire de l’Abitibi-Témiscamingue nous inquiètent puisque tous les indicateurs économiques qui ont trait à l’agriculture sont à la baisse en région, ce qui démontre une vulnérabilité de la situation générale des entreprises agricoles », selon monsieur Michel Therrien, représentant des Chambres de commerce et d’industrie de la région. « Cependant, ce qui nous encourage grandement est l’important potentiel de développement agricole. D’après une récente étude d’ÉcoRessources Consultants, la capacité de croissance du secteur agricole québécois serait d’environ 30 % sur la période 2016-2025, ce qui veut dire 21 000 nouveaux emplois, 1,6 G$ en PIB, ainsi que 250 M$ en recettes fiscales. Pour que notre région puisse aussi participer à cette croissance, il est important de mettre en place des conditions gagnantes tenant compte de nos particularités », ajoute-t-il.

Des demandes spécifiques pour saisir les opportunités

« Il faut donner un grand coup de barre pour renverser la tendance et redynamiser notre agriculture, ce qui aura des impacts positifs sur nos villages et l’ensemble de l’économie régionale », affirme monsieur Vachon. « De manière concrète, c’est d’une seule voix, aujourd’hui, que nous demandons au gouvernement d’appliquer les recommandations unanimes du Groupe de travail sur la sécurité du revenu en agriculture et prioritairement pour l’Abitibi-Témiscamingue :

  • de corriger Agri-Québec en augmentant de 3 % la contribution gouvernementale sur les ventes nettes ajustées, sans arrimage avec l’assurance stabilisation des revenus agricoles (ASRA), et de rendre admissibles toutes les entreprises de notre région à cette bonification, incluant celles sous gestion de l’offre;
  • de mettre en place un programme d’aide aux investissements productifs », ajoute-t-il.

La bonification de 3 % des contributions à Agri-Québec, accessible à toutes les fermes, représente une somme estimée à deux millions de dollars (2 M$) par année, à laquelle s’ajoutent 1,5 M$ pour le programme d’aide aux investissements productifs. La Financière agricole du Québec possède déjà les budgets nécessaires à l’application de ces recommandations.

« En tant que membre du Groupe de travail sur la sécurité du revenu en agriculture, j’ai fait valoir la nécessité de soutenir de façon particulière les entreprises dans les régions qui ont un potentiel limité, par exemple, en termes d’éloignement des marchés, de potentiel climatique et de potentiel agricole des sols. En ce sens, l’Union des producteurs agricoles appuie les demandes de l’Abitibi-Témiscamingue qui sont en lien direct avec les recommandations unanimes du Groupe de travail. Ces aides permettraient d’améliorer les performances technique, économique et financière des entreprises de la région », fait valoir monsieur Marcel Groleau, président général de l’Union des producteurs agricoles.

Les agriculteurs et agricultrices de partout sur le territoire sont prêts à relever les défis. Pour atteindre ces objectifs que sont la croissance et le développement de l’agriculture chez nous, c’est toute l’Abitibi-Témiscamingue qui demande au gouvernement de répondre aux besoins spécifiques du secteur par des outils adaptés.

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Source et information :
Anne-Marie Trépanier
Responsable des communications et de la vie syndicale
Fédération de l'UPA d'Abitibi-Témiscamingue
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