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Rouyn-Noranda, 15 octobre 2015 – C’est aujourd’hui que se tient la 47e assemblée générale annuelle de la fédération régionale de l’UPA sous le thème « Pouvoir nourrir, pouvoir grandir ». L’activité se déroule à l’hôtel Quality Inn de Rouyn-Noranda.

Lors de cette rencontre, les délégués, producteurs et productrices invités échangeront sur leurs préoccupations et détermineront, ensemble, des actions à mettre en place pour relever les défis de l’année à venir. Également au programme de la journée, une conférencière de renom, Johanne Brodeur, avocate, directrice de la Direction des affaires juridiques de l’UPA et ancienne bâtonnière du Québec. Elle entretiendra l’assistance sur les différentes lois qui permettent aux producteurs et productrices de pouvoir nourrir et elle passera en revue les conditions qui leur permettent de continuer à grandir.

Selon Sylvain Vachon, président de la Fédération de l’UPA d’Abitibi-Témiscamingue, « L’agriculture, c’est une richesse collective qui fait rouler l’économie et assure la vitalité des communautés rurales. C’est déconcertant de constater le manque de vision du gouvernement envers ce secteur d’activité qui a fait ses preuves et qui engendre des retombées économiques enviables. Nos gouvernements doivent absolument comprendre l’importance de l’agriculture et capitaliser sur l’effet de levier qu’elle procure à l’économie québécoise et canadienne. Il importe d’instaurer des politiques agricoles structurantes visant le développement du secteur agricole et l’établissement des générations futures ».

Au cours de la dernière année, les outils collectifs du monde agricole ont subi des pressions de part et d’autre. C’est pourquoi des actions doivent être mises en place afin de préserver notre modèle de fermes familiales qui habitent le territoire.

« D’abord, les gouvernements doivent s’assurer que les mécanismes de mise en marché collective, comme la gestion de l’offre, continuent de jouer pleinement leur rôle, notamment, en implantant des mesures correctives pour contrôler l’importation des protéines laitières qui font chuter les prix du lait au Canada et dont nos fermes régionales sont aussi victimes. Ils doivent également indemniser entièrement les producteurs et productrices agricoles pour les pertes qu’auront occasionnées les nouvelles concessions de parts de marché, dans le cadre du Partenariat transpacifique », mentionne Sylvain Vachon.

Au cours de la dernière année, certaines municipalités de la région ont adopté des règlements très restrictifs envers la production porcine, des règlements que nous jugeons abusifs. Une situation qui est aussi présente ailleurs au Québec et qui freine les élans des producteurs qui veulent contribuer au développement de leur secteur par des projets structurants. Pour la fédération régionale de l’UPA, le droit de produire des agriculteurs et agricultrices doit être protégé et les lois doivent être renforcées en ce sens.

Par ailleurs, une reconduction du Programme de drainage des terres agricoles, en région, permettrait de continuer à améliorer les rendements des cultures et la productivité des entreprises. De plus, le gouvernement du Québec a entre les mains un rapport qui présente des recommandations unanimes pour renouveler la sécurité du revenu. L’une d’entre elles répondrait à des réalités régionales et serait bénéfique pour l’habitation du territoire. Le ministre de l’Agriculture doit donner suite à ce rapport et poser les gestes qui s’imposent.

Depuis longtemps, nous demandons une bonification des programmes d’assurance récolte afin qu’ils garantissent une réelle gestion des risques. Finalement, les agriculteurs et agricultrices, rencontrés cet automne, sont inquiets de voir que de plus en plus de terres appartiennent à des non-résidents. Pour l’Union, il faut créer des mesures visant à protéger le foncier agricole, entre autres, en limitant les achats de terres à 100 hectares par année, le temps d’évaluer le phénomène d’accaparement des terres. Il s’agit d’un enjeu majeur, particulièrement pour la relève agricole.

« Les producteurs et productrices agricoles de l’Abitibi-Témiscamingue partagent avec le gouvernement l’objectif de développer l’économie et les régions du Québec par une agriculture dynamique, constituée d’entreprises agricoles qui investissent et se modernisent pour répondre à des marchés de plus en plus spécifiques et à des consommateurs de plus en plus exigeants. Ils ont toutefois besoin d’un environnement d’affaires favorable ainsi que des programmes efficaces et compétitifs » conclut Sylvain Vachon, président de la fédération régionale de l’UPA.

Les fermes familiales de l’Abitibi-Témiscamingue créent 1 840 emplois directs et génèrent des revenus agricoles bruts de 128 M$. De plus, le secteur agricole contribue à l’économie régionale avec des dépenses annuelles en immobilisation de 7,2 M$ en plus des achats d’intrants. Selon une étude d’ÉcoRessources, en 2007, la production bovine et les petites céréales ont généré, à elles seules, des revenus nets de taxation et de parafiscalité de plus de 5 M$. Preuve que l’agriculture joue un rôle important dans le développement économique et la vitalité de notre région.

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Source et information :
Mariève Migneault, B.A.A.
Responsable de la vie syndicale et des communications
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