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Le conseil d’administration de la Fédération de l’UPA d’Abitibi-Témiscamingue a récemment été forcé de prendre une importante décision, qui j’en suis convaincu, permettra de mieux défendre nos intérêts à long terme. Des ingénieurs ont inspecté l’édifice de l’UPA à Rouyn-Noranda et ont découvert d’importants problèmes structurels.

Après avoir évalué plusieurs options (que vous retrouverez en toute transparence dans ce bulletin), nous avons convenu de démolir l’édifice actuel et d’en reconstruire un nouveau au même emplacement. Comme vous le verrez dans les évaluations présentées, la reconstruction, en ajoutant un étage pour accroître les revenus locatifs, est l’option la moins onéreuse à long terme.

« Cette situation, où le statu quo n’était plus possible, a fait en sorte que nous nous sommes interrogés sur l’importance d’avoir un pied-à-terre. Nous nous sommes alors rendu compte qu’il s’agit bien plus qu’un simple toit pour nos employés. »

Fierté

L’agriculture est l’une des trois plus importantes industries en Abitibi-Témiscamingue. Elle fait vivre près de 600 entreprises de chez nous avec un chiffre d’affaires de 123 M $ et 193 000 hectares cultivés. Mais, au-delà des chiffres, nous nourrissons les gens. C’est sécurisant pour les citoyens de la région de savoir qu’on est près d’eux et qu’on veille à leur alimentation. Nos employés à la Fédération effectuent un travail majeur pour nous offrir des services ici, en région, afin d’assurer d’interpeller les élus ou d’informer la population de notre rôle crucial.

On le vit depuis le mois de mars, le télétravail a des limites pour une organisation comme la nôtre. Seuls dans nos tracteurs, nous pouvons avoir les meilleures idées du monde, mais ça prend des employés pour les concrétiser. Nos élus et nos employés doivent avoir un endroit pour se voir, échanger et faire progresser l’agriculture. Le conseil d’administration était unanime à reconstruire l’édifice qui permettra d’obtenir des revenus de location pour équilibrer nos budgets afin de continuer à réaliser notre travail. Il est important de mentionner également que cet investissement sera financé par une institution financière. Le budget normalisé que reçoit la Fédération par le plan de financement de l’organisation n’en sera pas modifié. Il faut donc comprendre que ce projet n’aura pas d’impact sur les cotisations et les contributions payées par les agriculteurs.

Soyons clairs, nous nous serions bien passés d’avoir à gérer ce projet immobilier. Mais une fois le choc initial passé, nous allons tout mettre en œuvre pour réussir ce gros chantier et conserver une place d’affaires qui nous appartient, symbole que l’agriculture en région est importante et qu’on y croit.

-Pascal Rheault, président