https://www.abitibi-temiscamingue.upa.qc.ca

Depuis le début de la pandémie, le gouvernement du Québec a beaucoup parlé, avec raison, d’autonomie alimentaire. Dans un monde où le climat change rapidement et où un microscopique virus peut modifier la vie de l’humanité toute entière, il faut revenir à la base : l’alimentation.

Or, il ne peut y avoir d’agriculture viable et efficace dans les régions du Québec sans des routes et des ponts de qualité   qui permet aux producteurs de se rendre dans leurs champs, de faire livrer des intrants et de vendre la nourriture qu’ils produisent. La base quoi.

État d’urgence

La situation dramatique vécue depuis le début mars par quatre entreprises agricoles complètement enclavées entre deux ponts en limite de charge en est la preuve. Ces entreprises étaient directement menacées, incapables de faire livrer leurs intrants de base comme du maïs ou du pétrole. Il leur était aussi impossible de livrer leur bœuf, sauf sur de petites remorques, ce qui demandait plus de temps et des coûts plus élevés.

Heureusement, les pressions des producteurs et de l’UPA ont poussé le ministère des Transports (MTQ) à trouver une solution acceptable pour les agriculteurs. D’ici la mi-juillet, Québec réparera un pont sur le rang des Ponts, ce qui fera passer sa limite de charge de 5 à 54 tonnes (pour un camion de trois unités).

Au-delà de la situation critique et médiatisée vécue à Mont-Brun, des dizaines de producteurs et productrices agricoles de l’Abitibi-Témiscamingue subissent des conséquences négatives en raison du mauvais état de ponts, dont certains ont cruellement besoin d’amour. Certains ont même dû abandonner des champs, car ils ne peuvent plus s’y rendre.

Il y a 250 ponts en limite de charge ou que la largeur est problématique en Abitibi-Témiscamingue. Il n’est pas farfelu de s’imaginer qu’un jour ou l’autre, d’autres fermes risquent de se retrouver enclavées.

La fédération régionale a récemment sondé ses membres pour savoir quels impacts ces limitations ont sur leurs activités. Il appert qu’au moins 25 entreprises agricoles de la région sont touchées à divers niveaux.

C’est pourquoi nous souhaitons créer un comité d’analyse avec le ministère des Transports afin de planifier les travaux dans les prochaines années et éviter que d’autres fermes se retrouvent enclavées Transports Québec en région a déjà reçu la liste des 25 ponts identifiés dans notre questionnaire. Le C.A. de la fédération a rencontré Transports Québec. Nous souhaitons que la cadence de réparation soit augmentée et que les ponts qui affectent les entreprises agricoles soient priorisés. Car il est inconcevable de mettre en péril ou de fragiliser des entreprises agricoles.

Je tiens à souligner en terminant la collaboration des divers intervenants, notamment les cabinets des ministres du MAPAQ, du MTQ, du ministre régional et la direction régionale du MTQ avec qui nous avons négocié et qui ont toujours été en mode recherche de solutions.  Je remercie également la confédération de l’UPA qui nous a appuyés dans nos représentations.