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Depuis plusieurs années, l’Union se bat avec acharnement contre une vague de fond qui déstructure la ruralité. Au nom du libre marché, nos gouvernements semblent prêts à sacrifier les assises de l’agriculture québécoise. En ce sens, nous observons une succession de rapports commandés par le gouvernement qui recommandent la désorganisation du modèle agricole québécois. Pensons au rapport St-Pierre qui réclamait la fin de l’assurance stabilisation des revenus agricoles (ASRA), au rapport Morissette qui stipulait que la protection du territoire était une nuisance ou encore, le rapport Robillard, qui proposait de mettre fin au programme de remboursement de taxes foncières et aux programmes de sécurité du revenu. Récemment, la cerise sur le gâteau, le rapport Gagné, qui demande l’abolition des contingents dans l’acériculture. Il s’agit là d’un affront majeur au principe de mise en marché collective et au choix démocratique des producteurs de s’organiser pour obtenir un meilleur prix du marché.

Ces attaques envers notre modèle agricole ont déjà eu d’importantes répercussions en région. Par exemple, comme nous l’avions prédit et décrié auprès du gouvernement, à l’époque, nous avons perdu plusieurs de nos fermes bovines et ovines à la suite des mesures de resserrement à l’ASRA. Toutes productions confondues, la région a perdu 130 fermes depuis 2009, pour se chiffrer à 583.

Par le passé, nos parents ont livré plusieurs batailles pour se donner des outils, pour améliorer leurs revenus et leurs conditions de vie, comme la Loi sur la mise en marché des produits agricoles, la Loi de protection du territoire agricole, le crédit agricole et l’assurance stabilisation.

Le fruit de leur travail a permis de faire progresser l’agriculture de la région. Ces acquis sont indispensables si nous voulons compter sur des entreprises prospères et pérennes qui pourront continuer d’occuper dynamiquement le territoire et établir de la relève.

Aujourd’hui, l’Union continue de défendre ce pourquoi ils se sont battus. Il est primordial de préserver les outils qui nous ont permis de nous développer et de vivre décemment de notre production. Pour y arriver, la mobilisation et la solidarité des producteurs sont plus que jamais nécessaires.