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Dans le dossier de la sécurité du revenu, je me sens comme un marathonien à l’approche de la ligne d’arrivée. Dans ce dossier, notre ligne d’arrivée, le résul­tat attendu, est l’obtention des aides spécifiques à notre région en compléments de programmes existants (ASRA et ASREC). Nous demandons des bonifications annuelles de 3,5 millions par année pour l’agriculture de la région, notamment de :

  • corriger Agri-Québec en augmentant de 3 % la contribution gouvernementale sur les ventes nettes ajustées, sans arrimage avec l’ASRA, et rendre admissibles toutes les entreprises de notre région à cette bonification, incluant celles sous gestion de l’offre;
  • mettre en place un programme d’aide aux investissements productifs.

L’idée de travailler à obtenir des programmes adaptés a émané de préoccupations soulevées par les agricultrices et agriculteurs eux-mêmes. Ils nous disaient « Ce n’est pas pareil chez nous, il faut mettre fin au mur-à-mur ».

C’est le message que nous avons porté à la Confédération de l‘UPA depuis près de six ans. Nous avons fait adhérer les représentants des spécialités et des autres régions à cette réalité. L’Union a ensuite défendu le besoin de soutien spécifique pour les régions « à potentiel agricole limité » dans un groupe de travail ministériel sur la sécurité du revenu, auquel participaient La Financière agricole et le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation. Ce comité a intégré des propositions concrètes dans son rapport.

Devant l’inaction du ministre de l’Agriculture, de l’époque, à donner suite aux recommandations du groupe ministériel, la Fédération a formé un comité chargé de définir et de coordonner une stratégie d’action régionale en impliquant nos syndicats locaux et spécialisés. Dans un premier temps, nous avons organisé la mobili­sation « Unis pour le développement de notre agricul­ture! », le 25 avril 2016, à Rouyn-Noranda où 250 agricultrices et agriculteurs se sont mobilisés. Dans un deuxième temps, la Fédération a tenu de multiples représentations et elle a obtenu un large appui à ses demandes de la part des intervenants économiques, municipaux et sociaux de la région.

Le 17 novembre dernier, j’ai eu le privilège de participer au Sommet sur l’alimentation, organisé par le ministre de l’Agriculture, en présence du premier ministre, Philippe Couillard. J’y ai fait valoir les besoins des régions périphériques. J’ai été fort heureux de constater que parmi les quatre priorités d’action à réaliser, le gouvernement souhaite mettre en valeur les territoires par des interventions adaptées à leurs spécificités. Il admet que leur dynamisme passe, entre autres, par des outils de soutien modulés selon les spécificités régionales. Il ressort du Sommet une vision motivante afin que tous puissent contribuer à la prospérité du secteur bioalimentaire.

J’ai eu l’opportunité de m’adresser directement au ministre de l’Agriculture sur cet aspect et M. Lessard m’a assuré que « les bottines suivront les babines ». De plus, lors du congrès général, en réponse à une question posée par l’un de nos délégués, le ministre de l’Agriculture a mentionné que les programmes doivent être modulés, qu’il faut faire en sorte que les territoires plus éloignés reçoivent la modulation des ventes nettes ajustées, mais que le pourcentage précis reste à déter­miner. La Fédération de l’UPA d’Abitibi-Témiscamingue est donc impatiente de marcher à ses côtés pour favori­ser la dynamique des territoires.

Nous sommes tout près de la ligne d’arrivée. Tout est en place pour finaliser ce long parcours afin d’obtenir des outils adaptés à nos réalités. Ce n’est plus le temps des promesses, nous n’attendons rien de moins que des actions concrètes et immédiates dans ce dossier! Nous continuerons de travailler avec nos députés régionaux afin que nos pistes de solutions se concrétisent.