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Dans le cadre de la campagne S’impliquer, c’est bâtir l’avenir, nous vous présenterons, au cours de la prochaine année, des portraits de producteurs et productrices qui s’impliquent au sein de l’Union des producteurs agricoles.

Ce mois-ci, faites connaissance avec le président du Syndicat local de l’UPA d’Abitibi-Ouest, Rémi Morin.

Le président du Syndicat local de l’UPA d’Abitibi-Ouest, Rémi Morin, s’implique à l’UPA depuis la fin des années 1990. Il est présent au sein du syndicat pratiquement depuis qu’il s’est lancé en agriculture en 1997.

Ariane Lavergne et Rémi St-Amand (son fils et sa conjointe), Rémi Morin et sa conjointe Valérie St-Amand. Les enfants Majorie, Tally, Alexis, Charly, Marilee, Saralee et Kelly.

Homme d’action, mais de peu de mots, il résume ainsi pourquoi il est présent dans les instances de l’UPA depuis près d’un quart de siècle. « Je m’implique à l’UPA pour m’informer et pour informer les autres producteurs afin de changer les choses ».

Selon lui, les différents gouvernements ont beaucoup réduit l’aide financière aux producteurs dans les quinze à vingt dernières années. Mais les pressions de l’UPA ont permis d’amoindrir ces coupes budgétaires. « Je pense notamment à la règlementation sur les milieux humides et à la mise en valeur des terres en friche. Sans nos interventions, l’impact sur les producteurs aurait été beaucoup plus grand », a-t-il dit.

La force du nombre

Depuis quelques mois, le Syndicat local de l’UPA d’Abitibi-Ouest a signé un important contrat avec la firme Sonic Énergie, ce qui permet aux producteurs d’Abitibi-Ouest de bénéficier d’un tarif avantageux sur leurs produits pétroliers.

En tant que président, M. Morin est fier de cette réalisation très concrète. « Notre C.A. a travaillé fort, mais ça en valait la peine. Ce sont surtout les petits producteurs qui ont vu une réduction importante de leur facture de fuel. Ils profitent de la force du nombre », a mentionné Rémi Morin.

Vie de campagne

En plus de présider son syndicat local et de prendre soin de sa ferme de 260 bovins, d’une quinzaine d’agneaux et d’une dizaine de chevreuils, Rémi Morin est père de sept enfants de moins de 13 ans et d’un enfant maintenant adulte. Ses sept enfants sont tous scolarisés à la maison avec son épouse, Valérie St-Amand, qui est aussi propriétaire d’une entreprise bovine.

« Je n’élèverais pas mes enfants en ville. La campagne, c’est incroyable pour un enfant. Ils sont libres et ils apprennent vraiment beaucoup en s’amusant à l’extérieur. Le soir, on peut faire des feux et jouer de la musique. Ça ne dérange personne. Le contact avec les animaux est très formateur pour eux aussi », raconte M. Morin, qui a rencontré sa conjointe Valérie, en 2006. En plus de s’occuper des enfants et de sa ferme, Valérie fait une attestation d’études collégiales en agriculture. Bref, on ne s’ennuie pas chez les Morin-St-Amand.

En politique

Il a d’ailleurs déjà été conseiller pendant quatre ans et il encourage tous les producteurs à s’investir en politique afin de donner une voix forte à l’agriculture.