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En janvier, le calendrier présente sa toute première famille de la Ferme Espo’Art :

Lorsque Michel Ebacher et Claudie Rousseau se sont rencontrés, ils avaient déjà tous les deux le rêve de créer une ferme biologique. En 2012, ils se sont installés en Abitibi, la terre natale de Michel, afin de réaliser ce projet alors que Claudie est originaire de Lévis.

Aujourd’hui, ils louent une parcelle de terre de l’oncle de Michel, chez qui ils prendront également la relève de la ferme laitière. Michel et Claudie utilisent un hectare de terre et une serre pour cultiver une trentaine de variétés de légumes. Ils les distribuent sous forme de paniers ou dans les marchés publics en Abitibi. Michel et Claudie sont membres du réseau des fermiers de familles d’Équiterre, ce qui leur a permis d’apprendre le métier chez d’autres agriculteurs et de participer à des formations en ligne et à des journées « bons coups, mauvais coups » avec d’autres agriculteurs. Ils sont d’ailleurs les seuls membres en Abitibi. Pour eux, être biologique n’a jamais été une question, cela leur permet de faire leur part pour la planète, pour un monde meilleur. Ils apprécient énormément la solidarité entre les producteurs.

Le couple a également eu accès à plusieurs coups de pouce pour démarrer son entreprise. Pour débuter, Claudie avait établi un plan d’affaires, aidé par le CLD Abitibi, à Amos, elle a aussi eu accès au programme Soutien aux travailleurs autonomes. Les deux jeunes agriculteurs ont obtenu, par ailleurs, un prêt au démarrage en 2014.

La répartition des tâches se fait comme suit : Michel s’occupe principalement des champs, alors que Claudie se consacre principalement à la comptabilité et à la gestion des clients. Ils ont trois enfants ce qui a fait en sorte que dans les premières années, la conciliation travail-famille était plus difficile. Aujourd’hui, les trois enfants vont à l’école ou à la garderie, cela permet donc au couple de travailler beaucoup plus durant la journée.

Michel et Claudie sont très fiers d’avoir réalisé leur rêve. Ils sont heureux, car aujourd’hui la ferme se porte bien, et ce, sans trop de dettes. Selon eux, pour être agriculteur, il faut surtout être passionné et persévérant. « C’est de la persévérance! Quand il y a des problèmes, il faut trouver des solutions. »